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Redresseurs de restanques.
Signe d'adaptation de l'homme a l'environnement montagnard, comme les rizieres a Bali, les cultures de thé en Inde,
de café au Yémen, de coca en Bolivie... les coteaux de l'arriere-pays nicois ont longtemps été modelés par
les anciens ; il convient d'honorer leur travail et leur mémoire.
Superbe travail, signé Parents Meynet, |
dans les regles de l'art du mur en pierre seche. |
L'Homme sait que la nature de son oeuvre est de se défaire. Alors pourquoi ce travail de galérien ?
Demandez donc aux Parents Meynet.
(Avant)
Fatigués par des siecles d'effort a se tenir droits, |

(apres)
rongés par les éléments, courbés par le temps qui passe, |
(avant)
... gonflés par les souches qui s'étirent, |
(apres)
les bons soldats finissent par tomber au combat. |
(avant)
Alors, inlassablement, |
(apres)
les Hommes qui aiment la beauté s'inclinent pour les redresser. |
Comme l'écrivait Voltaire, "il faut cultiver son jardin et remonter ses restanques".
Formant des paysages de continuité et de rupture, régulieres comme un velour de pierre,
les restanques épousent merveilleusement les variations du relief.
Simples et muettes, outre leur utilité évidente, elles posent des questions métaphysiques sur notre relation
avec l'espace et le temps, sur le progres, sur le sens de notre existence...
A l'instar des exercices de concentration physique ou mentale, il parait que la restauration de restanques peut apporter une
certaine séreinité, en plus des
maux de reins qui remplacent astucieusement les autres maux.
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