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Restanques
Ruisselant sur la pente où la tige se fane
En flots boueux ravine la forte chavane.
Sûrs de garder un peu de la terre aux flanc des rocs,
Tant d’humbles paysans délaissant bêche et soc,
Architectes des sols colorés, pauvres et rêches
Nappèrent la colline en murs de pierres sèches !
Quel art, quelle sculpture, aux feston des paliers
Un peu de blé, de vigne, un arpent d’oliviers
Epousent la courbure où songent les figuiers !
Jean SARRAMEA |
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